• Entreprendre,  Etre soi-même,  Lire et s'instruire,  Où cours-je ?,  Réfléchir,  Transitionner

    Comme un poids en moins

    Et soudain à la page quatre vingt-trois du livre Multipotentiels de Frédérique Genicot, qui m’est tombé dessus “par hasard” (ah bon le hasard existe vraiment ?!) dans les rayons d’un grand magasin culturel, je me suis effondrée en pleurs. C’est lors de la lecture de cette page quatre vingt-trois, que tout à coup la prise de conscience rapidement verbalisée dans le cabinet de ma psy quelques jours plus tôt, s’est incarnée émotionnellement dans un torrent de larmes venant de quelques part du fond de mes tripes, comme si elles étaient là depuis très longtemps cherchant en vain l’issue pour sortir. J’ai toujours vu ma vie professionnelle non-linéaire comme une somme d’échec et que c’est violent, lourd et toxique de porter en soi l’échec comme cela depuis presque vingt ans – surtout quand c’est inconscient. Mais non, changer de métier tous les deux/trois ans avoir de multiples centres d’intérêts, s’ennuyer aussi…

  • Etre soi-même,  Journal d'un confinement,  Où cours-je ?,  Réfléchir

    Bordel d’émotions

    En levant les yeux vers mon olivier pendant ma sieste cet après-midi… j’ai eu devant moi la représentation végétale de ma rentrée. Un vrai fouilli, un brouillard d’émotions et l’impression douloureuse de ne pas réussir à se sortir de ce labyrinthe, de ne pas trouver la solution ailleurs que dans l’appel du sucre. Solution bien éphémère et aussi fondante que ses effets réconfortants s’estompant bien trop rapidement à mon goût. Trois semaines d’un tourbillon de colère, de fatigue, de tristesse, de violence reçue en plein coeur, de trajet en voiture au bord des larmes après le boulot, de sommeil agité. Et malgré mon antidote : l’éternelle tentative de reconnexion à ma joie en faisant à la maison que des trucs que j’aime faire…  Je n’y arrivais pas. Cette rentrée était vraiment trop dure. J’ai décidé que tant pis. Je n’y arriverais peut-être pas sans aide de quelqu’un cette fois-ci. J’ai…

  • ïle d'Or à Frejus
    Etre soi-même,  Réfléchir

    Ma maison de vacances…

    Notre voiture s’arrête après un long voyage devant une porte de garage en fer rouillée familière. Quand le moteur de la voiture familiale s’arrête, c’est le bruit des cigales qui arrive en premier à mes oreilles. La glycine fleurie (mais était-ce seulement une glycine, ou un chèvre-feuille) qui tombe depuis le dessus du garage donne à ce petit morceau d’impasse un air de jardin sauvage peu entretenu. Il y a des tas d’épines de pins parasol partout au sol. La porte de la propriété est également en fer rouillé. Il y a une vieille cloche avec une chaîne, qu’on fait teinter pour s’annoncer. Je ne me rappelle plus très bien si la porte est à barreaux ou pleine. Mais je crois bien qu’elle est pleine car je ne me souviens pas de voir ma grand-mère ou mes arrières grands-parents venir nous ouvrir. J’entends par contre encore les pas de ma…

  • Militer,  Réfléchir

    Tueurs d’Espoir

    Il y a plus d’un an, alors que nous étions à peine sortie de la crise des gilets jaunes, je prenais connaissance de la création de la Convention Citoyenne pour le Climat, je reprenais espoir. Enfin, une expérience de démocratie citoyenne allait se vivre en France, avec sans doute pas mal de difficultés face à cet exercice inédit. Comme toutes les premières fois, ce ne serait pas parfait, cela n’aboutirait peut-être pas à grand chose. Mais je me disait que cela aurait au moins eu le mérite d’exister, de créer un précédent. Neuf mois de travaux collectif plus tard, en pleine crise sanitaire mondiale, alors que le sentiment d’urgence, dans une partie de la population est de plus en plus grand, la Convention Citoyenne pour le Climat, a accouché de 150 mesures en faveur du Climat. On peut lui reprocher beaucoup de chose sans doute. Mais je suis effarée, attristée,…

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    Vous n’aurez pas ma haine !

    C’est le titre du livre d’Antoine Leiris, qui a écrit un magnifique article puis un livre suite au meurtre de sa femme au Bataclan, dans la fusillade du 13 novembre 2015. Il s’adressait aux terroristes et grosso modo, disait qu’il était trop facile de tomber dans la haine, d’offrir cela aux terroristes, et que ne pas leur offrir cette rancoeur c’était faire preuve de résistance. Mais c’est aussi ce que m’inspire l’actualité… Entre les événements aux Etats-Unis suite à l’homicide de Georges Floyd, les manifestations anti-violence policières ici en France et aux Etats-Unis, les événements à Dijon, les manifestations en soutien aux soignants qui tournent à l’affrontement, les images de cette infirmière qui s’en prends aux forces de l’ordre, cette histoire du livreur français qui est mort dans des circonstances proches de celles de la mort de Georges Floyd. Il y a mille raison d’avoir la haine, d’être en colère,…

  • Militer,  Où cours-je ?,  Réfléchir

    Mon avenir désirable

    Parmi les chaînes you tube que j’aime bien, il y a celle-ci “Partager, c’est sympa”. Vidéaste, activiste, Vincent l’auteur et la figure de cette chaîne publie depuis pas mal d’année des vidéos surtout orientées sur le réchauffement climatique, l’économie de croissance, les choses qui clochent dans notre société. Proche des mouvements d’Extinction Rebellion, et de ce que j’appelle les “nouveaux résistants” contemporains, il prône les actions non-violente face à nos gouvernements et aux pouvoirs politiques qui nous mènent droit vers le mur. Je ne partage pas toujours son point de vue, et même si je soutiens les actions non-violentes contre un certain nombre de structures, de projets, j’ai toujours du mal à me positionner personnellement “contre” quelque chose et je sais que ma place n’est pas -pour le moment- dans ces actions. Pour moi la résistance passe par le refus de se plier au système, de l’entretenir, de jouer le…

  • Militer,  Réfléchir

    Chronos, quand tu nous tiens !

    Chronos. C’est un des trois termes utilisés par les grecs dans l’antiquité pour désigner le temps. Celui qui vous happe. Celui qui vous prends dans ses griffes. Celui qui vous prends dans sa spirale. Ce temps qui file sans qu’on arrive à le rattraper. Ce temps perdu. Celui qui dit que “le temps c’est de l’argent”. Celui qui dit “tu es en retard”. Celui qui impose son rythme. Celui qui ne nous laisse pas le choix. Sauf de lui désobéir. Ce temps c’est celui qui m’a fait renoncer à mon statut d’entrepreneur à temps complet. Parce que vivre sans cesse avec Chronos sur votre dos, c’est vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Il vous dit que vous n’êtes jamais assez efficace, que vous perdez votre temps, qu’il faut en gagner. Qu’il faut faire mieux, plus vite. C’est le temps de l’injonction de perfection, de performance.…

  • Lire et s'instruire,  Réfléchir

    N’en faites jamais une affaire personnelle

    Je répète souvent à mes enfants quand ils se disputent. “Vous n’êtes pas obligés de vous aimer, vous n’avez pas demandé à naître dans cette famille et à avoir cette fratrie là, la seule chose que je vous demande c’est de vous respecter”. “Tu n’es pas obligée d’aimer les membres de ta famille !” Qu’est-ce que j’aurais aimé entendre cette phrase quand j’étais petite ! La société comprends encore très mal, et accepte avec difficulté les situations où un membre d’une famille décide de rompre les liens ou de prendre de la distance. Cela ne se fait pas de rompre les liens du sang ! Mais quand ils n’apportent que malheur, disputes, discordances, et incompréhension. Que doit-on faire ? Continuer à jouer à l’enfant modèle et à entretenir les relations familiales parce que “ça se fait” ? Ou alors faut-il se respecter et respecter ses besoins quitte à décevoir, peiner…

  • Eduquer,  Entreprendre,  Réfléchir

    Clap de fin

    Cette semaine à été l’occasion de deux claps de fin. Il y a donc des sentiments de tristesse et de joie qui se mêlent. La tristesse d’une fin de cycle, la joie de la nouveauté qui va trouver sa place grâce à ces chapitres clôts. Premier clap de fin : la fin de mon statut de solo entrepreneure à temps complet. Le second clap : La fin de mon statut de maman qui n’ a que des enfants en école primaire. Je passe de l’autre côté du miroir : maman de collègienne. C’est une grande fille mais encore un peu mon bébé en pleurs que j’ai récupérée à 16h30. Triste de quitter son maître, de quitter l’école primaire, les copains. Même la perspective d’en retrouver un certain nombre au collège l’année prochaine ne suffisait pas à sécher ses larmes. Je suis allée glisser un petit mot et un immense “merci”…